
De l’époque d’Itinéris au Digital Markets Act : vers la fin du SMS et des frontières entre applis de messagerie ?
RIF SOLUTIONS INFORMATIQUEDans les années 90, aux débuts de la téléphonie mobile, envoyer un simple SMS n’allait pas de soi.
Un client Itinéris ne pouvait pas écrire à un utilisateur SFR ou Bouygues Télécom. Il a fallu attendre plusieurs années pour que l’échange de SMS devienne universel.
Aujourd’hui, la situation se répète… mais à l’ère des applications de messagerie.
Les applis, les nouvelles frontières :
Vous utilisez WhatsApp, votre ami préfère Telegram, votre collègue jure par Signal, et votre sœur ne connaît qu’iMessage. Résultat : vous jonglez entre plusieurs applis pour rester en contact avec vos proches et collègues.
Cette fragmentation touche tout le monde. Mais bonne nouvelle : une révolution est en marche, et elle vient… de l’Union européenne.
Une loi européenne qui change la donne :
L’UE a adopté le Digital Markets Act (DMA), une loi qui oblige les grandes plateformes à ouvrir leurs services.
Objectif : plus de concurrence, plus d’équité et plus de liberté pour les utilisateurs.
Concrètement, cela veut dire que WhatsApp, Messenger ou iMessage devront accepter les messages venant d’autres applis comme Telegram, Signal, Viber ou Threema.
Comment cela fonctionnera ?
Dès 2025, WhatsApp proposera une nouvelle section : “Third-party chats”.
On pourra y retrouver les conversations avec des utilisateurs d’autres applications.
Premières étapes (2025) :
- envoi de messages texte,
- partage de photos, vidéos et fichiers,
- messages vocaux.
Étapes suivantes (2026–2027) :
- appels vocaux et vidéo,
- conversations de groupe.
Un défi technique et sécuritaire :
Chaque messagerie repose sur son propre protocole de sécurité. WhatsApp utilise par exemple le chiffrement Signal.
Pour rendre l’interopérabilité possible tout en protégeant la vie privée, les entreprises devront :
- créer des passerelles sécurisées,
- adopter des standards communs,
- collaborer entre elles… malgré des intérêts souvent divergents.
Grâce à la pression européenne, elles n’auront plus d’autre choix que de coopérer.
La fin annoncée du SMS ?
Soyons clairs : cette interconnexion accélérera la disparition du SMS.
Aujourd’hui, il est encore utilisé pour :
- les codes de vérification,
- les alertes de banques ou d’administrations.
Mais demain, avec des messageries compatibles entre elles, le SMS deviendra encore plus marginal… jusqu’à disparaître comme autrefois les messages Itinéris.
Chez RIF Informatique, nous suivons cette évolution avec beaucoup d’attention.
Nous pensons que :
- Oui, l’interconnexion entre applis va se concrétiser.
- Mais cela prendra du temps : les obstacles techniques, commerciaux et politiques restent nombreux.
La tendance, en revanche, est claire :
- Moins de barrières,
- Plus de simplicité,
- Plus de liberté pour les utilisateurs.
Un clin d’œil au passé :
Difficile de ne pas sourire en repensant à tout ce qui a déjà disparu :
- le Minitel,
- les disquettes et les ordinateurs à cassette,
- le téléphone à cadran rotatif,
- le modem RTC et son bruit strident,
- le fax, les VHS, les cartes téléphoniques France Télécom…
À l’époque, tout cela nous semblait révolutionnaire. Aujourd’hui, tout est dépassé.
Ne pas laisser les utilisateurs de côté :
Chaque jour, nous rencontrons des clients, souvent des seniors qui se sentent perdus face à ces changements rapides. Et c’est bien normal : la technologie avance parfois trop vite.
Notre rôle, chez RIF Informatique, c’est d’expliquer simplement, de rassurer et d’accompagner avec patience, bienveillance et respect.
Et demain ?
Le smartphone continuera-t-il d’évoluer… ou disparaîtra-t-il comme les dinosaures ?
Difficile à dire.
Une chose est sûre : chez RIF Informatique, nous gardons les pieds sur terre et les yeux tournés vers l’avenir.
Et surtout, nous restons à vos côtés pour que vous ne soyez jamais dépassés par la technologie.